MONTEE AU MUR DES FEDERES LE SAMEDI 21 MAI 2022

A l’initiative des Amis de la Commune de Paris – 1871, de nombreuses organisations -dont Résistance Sociale- vous invitent A LA MONTEE AU MUR DES FEDERES LE SAMEDI 21 MAI 2022 et lancent cet appel :

Chères amies, chers amis, Le 29 mai 2021 à l’initiative de l’association des Amies et Amis de la Commune de Paris - 1871 et plus de 100 organisations l’appel à la montée au mur a rassemblé plus de 15000 personnes. La foule compacte et festive, toutes générations confondues, proclamait l’actualité, la pertinence et la prégnance des idéaux portés par une expérience démocratique unique et unitaire, inventive et résolue.

Journal RESO n° 213
avril 2022

Au sommaire ce mois-ci :

p.1 et 2 : L’édito / p. 2 : Solidarité internationale / p. 3 à 5 : Place au débat : les assureurs à l’assaut du marché de la perte d’autonomie / p.6 et 7 : Actualité sociale/ p.8 : coup de gueule

L’Edito de Marinette Bache

Bien que les médias aux ordres aient essayé de nous faire croire au « risque fachiste », c’est bien évidemment Macron qui sort de cet épisode électoral. Pour 5 nouvelles années, nous aurons donc un président symbole et exécutant d’une politique de classe, d’une politique au service de la finance et des financiers. Notons tout de suite que sa concurrente, outre ses discriminations affichées, n’aurait pas, bien qu’elle ait essayé de le faire croire, mené une politique économique et sociale différente : ses votes au parlement européen en sont la preuve. Et pourtant 13 millions de nos compatriotes viennent d’émettre un vote de colère et de désespoir. La plupart ne sont pas des salauds de fachistes comme nous les présentent les "élites" bourgeoises mondialisées qui nous gouvernent, mais des Français abandonnés qui n’en peuvent plus d’être méprisés et auxquels la gauche aura la responsabilité de s’adresser. Il en est de même pour les 17 millions d’électeurs qui ont voté blanc, nul ou ne se sont pas déplacés, ne trouvant aucune issue satisfaisante dans le choix proposé. 

Rappelons quand même le bilan du sortant-entrant :

- destruction du système social français, du système de protection sociale, des services publics, de nos industries dont les fleurons sont vendus à l’encan,

- abandon de notre souveraineté nationale, soumission à la politique atlantiste, fin du corps diplomatique qui permettra de nommer les amis,

- abaissement de la République : malgré de grandes déclarations sur la laïcité, racolage du vote communautariste, heureux qu’il était d’échanger avec une « féministe voilée », remise en cause de l’école publique de qualité pour tous au profit de la concurrence entre les directions d’écoles,

- destruction de l’Etat, mépris des fonctionnaires et des agents publics au profit des copains des cabinets privés d’affaire qui, tel Mc Kinsley, préparent les réformes de casse de nos protections et services publics, préservation des plus riches (suppression de l’impôts sur la fortune), mise à l’index des plus pauvres (suppression des aides sociales), …

Le mot d’ordre, à la sortie de cette séquence, sera donc de (re)gagner par le mouvement social, la mobilisation des salariés et des usagers, ce que nous n’avons pas pu obtenir par l’offre politique.

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Journal RESO n° 212
Mars 2022

Au sommaire ce mois-ci :

p.1 : L’édito / p.2 et 3 : International / p.4 à 6 : Place au débat : Pour un grand service public de la perte d’autonomie / p.7 et 8 : Actualité sociale : Printemps des services publics

L’Edito de Marinette Bache et Pierre Kerdraon

Dans un mois aura lieu le premier tour de l’élection présidentielle. Je ne reviendrai pas sur le bilan de Macron (voir numéro de février). J’insisterai par contre sur le contexte. En formulant les précautions d’usage, la crise sanitaire semble s’éloigner même si on observe une légère hausse des contaminations ces derniers jours. Il y a seulement une quinzaine de jours on aurait pu penser que cette élection allait se jouer dans un contexte économique favorable, ce qui avantage généralement le gouvernement et le président en place. La décision de Poutine d’envahir l’Ukraine a modifié la donne. Les conséquences de cette guerre vont avoir des répercussions importantes tant en Russie que dans les pays occidentaux. L’essence coûte déjà de plus en plus cher mais ce n’est pas le seul produit qui sera touché. Le gaz, l’électricité et, d’une manière générale, toutes les matières premières vont voir leurs prix augmenter parfois dans des proportions importantes. L’Ukraine regorge de beaucoup de minerais dont la production va manquer. Faute de débouchés ou de ce dont elles ont besoin pour produire, des usines vont devoir fermer, entraînant une nouvelle augmentation du chômage. On parle de 100 000 réfugiés ukrainiens qui pourraient venir s’installer en France. Aujourd’hui Macron semble jouir d’une situation favorable, revêtant les habits de diplomate en chef.

Il n’est pas sûr que cela soit toujours le cas dans un mois alors que comme c’est souvent le cas lorsqu’une guerre se prolonge, les éditoriaux des journaux et les émissions spéciales à la télé finissent par être remplacés par l’actualité au quotidien. D’ici les élections législatives du mois de juin les Français pourraient bien se remémorer les actions des Gilets Jaunes, les grèves et manifestations contre la réforme des retraites, la situation à l’hôpital et la gestion chaotique de la pandémie par le gouvernement, les attaques contre la Sécurité sociale et les services publics. Même s’il refuse le débat avec les autres candidats, Macron ne pourra pas échapper à une critique de son action et de ses décisions passées comme cette vente sous Hollande alors qu’il était ministre de l’économie d’une partie d’Alstom à General Electric et la revente par GE à la France de ces mêmes turbines après qu’au passage certains s’en soient mis plein les poches. (...)

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Journal RESO n° 211
Février 2022

Au sommaire ce mois-ci :

p.1 et 2 : L’édito / p.2 : Note de lecture / p.3 à 6 : Place au débat : Macron faux roi d’Europe / p.6 : Note de lecture / p.7 : Actualité sociale : Manifeste pour l’inclusion bancaire / p.8 : Coup de gueule : Allo la société « X » ? J’ai besoin d’un conseil

L’édito de Marinette Bache

Nous nous rapprochons de la fin du mandat de Macron et de la prochaine élection présidentielle.

Nous avons déjà eu l’occasion dans ce bulletin de faire le bilan de ces 5 dernières années. Pas brillant de notre point de vue, il est excellent pour les libéraux qui se sont fixé pour but de casser toutes les solidarités construites sur des années de luttes, alliance des grèves du Mouvement ouvrier et des combats de la Résistance du peuple français. La victoire de 1981 avait soulevé d’énormes espoirs qui furent, pour la plupart, déçus suite à la lâcheté des gouvernements successifs et à la conversion, pour partie, des responsables dits de gauche, au libéralisme ; les uns et les autres se sont courbés devant les exigences de l’européisme destructeur du modèle social français.

Mais ces 5 dernières années ont été les pires. Macron a poursuivi et accéléré l’américanisation de la société française.

Économiquement, socialement, sociétalement, l’ennemi c’était la République sociale, laïque et universelle. Pouvoir et adoration de l’argent, chacun pour soi et communautarismes, tous destructeurs de ce qui a fait France, ont trouvé un terrain d’expansion comme jamais dans notre histoire.

Nous venons de vivre un nouveau scandale à propos de la gestion des EHPAD privés. Déjà, lors de la 1ère période de confinement, l’état des lieux de vie de nos aînés, le manque chronique de personnels de soin et d’accompagnement correctement payés, étaient apparus. Dernièrement la sortie du livre du journaliste indépendant Victor Castanet, « Les fossoyeurs » a mis en exergue que la maltraitance infligée à nos anciens étaient l’autre face de la fortune faite par les actionnaires des groupes privés français tels Orpéa. D’un côté on sert aux pensionnaires des maisons de retraites des biscottes concassées et de la salade mixée, mélange de salade verte, d’eau et d’épaississant végétal et on fait payer à l’Assurance maladie les compléments alimentaires et les protéïnes destinés à pallier les carences nutritives. De l’autre côté, la rémunération de l’ancien directeur général du Groupe Orpea Yves Le Masne s’élève à plus de un million d’euros par an (et sa prime de départ à 2,6 millions d’euros) ce qui ne l’a pas empêché de chercher à s’enrichir encore plus et de faire aujourd’hui l’objet, par le parquet national financier, d’une enquête pour délit d’initié suite à la vente de ses 5 456 actions de la société juste après avoir appris que la gestion des établissements du groupe allait être mise en cause dans un livre à paraître. D’un côté les couches sont rationnées (3 par jour maximum, témoignage d’une aide-soignante) de l’autre nous sommes assaillis de publicités, télévisuelle ou dans nos quotidiens, nous invitant à investir dans un secteur qui rapporte. Et il rapporte : lors du 1er semestre 2021, le bénéfice net d’Orpea était en hausse de 40 % à 102,4 millions d’euros tandis que le chiffre d’affaires augmentait de 8,7 % à 2,07 milliards d’euros, merci pour les actionnaires ! (...)

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Journal RESO N° 210
Janvier 2022

Au sommaire ce mois-ci

p.1 et 2 : L’édito / p.3 à 6 : Place au débat : La lettre au Père Noël du Patronat / p.6 : Solidarité internationale / p.7 : Actualité sociale : Vous avez dit télétravail obligatoire ?/ p.8 : Coup de gueule : A propos de la prostitution / Oui il faut défendre la gastronomie française !

L’édito de Marinette Bache

Bonne année ! Avec le Smic qui est, en ce 1er de l’an 2022, revalorisé de 10,48 € à 10,57 € ; ça commence bien, n’est-ce-pas ? A l’avant-veille d’une élection présidentielle, et vu ce que nous promet 2022, il est temps de dresser un bilan. Dans quel état sont donc notre pays… et notre peuple ? C’est assez simple, tout ce qui avait été patiemment construit à la Libération et à l’inspiration du programme du Conseil National de la Résistance, sur les ruines d’un pays exsangue mais d’un peuple debout, a été méticuleusement détruit au cours de ces trente dernières années et plus encore lors de ce dernier mandat de Macron.

Je parle d’abord de nos industries. De l’Est au Nord, de la région parisienne au Rhône-Alpes, de la sidérurgie au textile, de l’automobile aux armes et cycles, etc elles sont parties vers les pays « à faible coût de main d’œuvre » au plus grand bénéfice des capitaux. On nous promettait qu’elles seraient remplacées par des industries « à haut niveau de technicité », bref qu’on emploierait des ingénieurs pas des ouvriers… Promesses de Gascons : c’est en Corée que ça s’est passé. Les emplois peu qualifiés ont bien fui vers l’Europe de l’Est, le Pakistan, le Vietnam, la Chine ou l’Afrique, et les petits dragons, eux, ont hérité des emplois exigeant une technicité. La France importe donc à la fois produits à grande comme à peu de valeur ajoutée. Le « Plan » n’est plus à l’ordre du jour ; le libéralisme vit au jour le jour, sans penser l’avenir, pour le malheur de notre production nationale et le bonheur des actionnaires. Résultat : entre chômeurs « totaux » et contrats précaires de toute nature (CDD, intérim, stages de formation…) c’est 9 millions au moins de Français qui restent au bord de la route. Dans ce cadre les salaires stagnent (cf. la honteuse annonce de « l’augmentation » du SMIC au 1er janvier) et le pouvoir d’achat baisse car tout augmente (le cas des différentes énergies est significatif) ; 10 millions de Français sont en dessous du seuil de pauvreté. Notre agriculture et l’industrie alimentaire sont incapables de prendre le tournant de la qualité désormais exigée, à juste raison, par les consommateurs. Du coup, le bio est réservé à ceux qui peuvent se le payer. Les grands exploitants, industriels de l’agriculture, contrôlent le principal syndicat et entravent les évolutions nécessaires, face à des gouvernants pleutres ou complices. La question de l’environnement est trustée par les bobos urbains pendant que nos campagnes crèvent.

L’égalité, territoriale comme personnelle, n’est plus au cœur de l’aménagement du pays. La concurrence « libre et non faussée », comme l’exigent les traités européens, démantèle le modèle social français. Les services publics sont privatisés ou soumis à une concurrence inégale qui les détruit. Or il n’est de services publics structurant la société et le territoire, que sous la direction d’un Etat instrument de l’intérêt général. Si ce n’est pas le cas, c’est l’appât du gain qui est aux commandes et il n’y a plus de véritables services publics. C’est ce que les libéraux au pouvoir sous les gouvernements successifs ont patiemment organisé :
 France-Télécom, Edf-Gdf, la SNCF,… ont vu leur capital s’ouvrir et ceux de leurs dirigeants qui représentaient l’Etat, sont acquis au libéralisme et les pourrissent de l’intérieur ;
 la poste est devenue une société anonyme plus préoccupée de rendement que de services, les bureaux ferment et on installe des antennes dans les commerces ; la banque postale n’a rien à envier aux banques privées ;
 les autoroutes sont vendues et on envisage même de privatiser les routes nationales ;
 que dire de l’hôpital public, pilier de notre politique nationale de santé ? il est la cible d’une gestion purement comptable dont on a pu constater la catastrophe depuis le début de la pandémie ; pour ajouter un dernier chiffre à la litanie des suppressions de lits : ce sont 17900 qui ont été fermés sous le quinquennat Macron ; la plus grosse blague revient peut-être à la Cour des Comptes qui, en plein covid, demande 6 milliards d’économies annuelles et la fusion des CHU pour passer de 30 à 10 ;
 l’école publique, enfin, mérite une mention particulière ; creuset de la formation du citoyen, quelle que soit l’origine sociale de l’enfant, elle a été l’objet d’une attention particulière : il fallait la consumériser pour faire que l’enseignement commun ne soit plus d’excellence pour tous ; on a réussi : les écoliers français pointent aux dernières places des classements internationaux dans pratiquement tous les domaines, de la lecture aux mathématiques, de l’orthographe aux sciences,… la géographie et l’histoire ne sont pratiquement plus enseignées ; mais pendant le tiers temps scolaire on apprend le macramé et des personnels non-qualifiés sont censés enseigner des langues étrangères aux jeunes écoliers d’élémentaire et de maternelle ; le collège accueille des élèves qui ne lisent pas correctement tandis que le baccalauréat est à la carte, ce qui permet de ne pas faire chuter les pourcentages de « réussite » ; je ne parle pas de l’enseignement professionnel toujours sacrifié ; peut-on s’étonner que l’hémorragie vers l’enseignement privé s’amplifie ?

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journal RESO n° 213 avril 2022
journal RESO n° 213 avril 2022
journal RESO n° 213 avril 2022
Par Fatiha BOUADJAHLA Tribune publiée dans le Figaro du 15 avril 2022
Par Pierre KERDRAON Journal Reso N°213 avril 2022
Par Jean-Claude CHAILLEY journal RESO n° 213 avril 2022
Journal RESO n° 212 - Mars 2022
Par Jean-Claude Chailley - Journal RESO n° 212 - Mars 2022
Par Nicolas BONIN - Journal RESO n° 212 - Mars 2022
Par Loïc DAGUZAN Animateur du Collectif Poste de Convergence Services Publics - Journal RESO n° 211 - Février 2022
Par Jean-Claude Chailley - Journal RESO n° 211 - Février 2022
Par Pierre KERDRAON - Journal RESO n° 210 - Janvier 2022
Par Jean-Claude CHAILLEY - Journal RESO n° 210 - Janvier 2022
Par Jean-Claude CHAILLEY - Journal RESO n° 209 - Décembre 2021
Par Pierre KERDRAON - Journal RESO n° 209 - Décembre 2021
Décembre 2021
Per Thierry Deronne - Journal RESO N) 208 - Novembre 2021

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Marinette BACHE