Journal RESO n° 257
Avril 2026
Mis en ligne le 1er mai 2026

Au sommaire ce mois-ci :

p.1 : L’édito / p.2 et 3 : International : l’OPA de l’Oncle Sam sur l’énergie mondiale / p.4 à 6 : Place au débat : Après les municipales / p. 7 : Brèves sociales : Duralex ; Manipulation de l’UE ; Lactalis ; LBM-Aérospace / p.8 : Coup de gueule : Les traités de libre-échange tuent l’agriculture

L’édito de Pierre KERDRAON

Alors qu’en ce mois d’avril les signes du printemps se voient partout dans la nature, sur le plan international et économique c’est plutôt l’hiver qui semble de saison. La guerre contre l’Iran déclenchée par Trump et son allié Netanyahou a engendré une crise énergétique mondiale qui risque de se prolonger. Bien que non belligérante, la France en subit les conséquences y compris sur le plan social puisque le gouvernement - qui ne veut qu’alléger à la marge les surcoûts d’essence et de gasoil des automobilistes - vient d’annoncer le gel de 6 milliards de crédits dans les ministères.

On le sait, les coupes budgétaires se traduisent le plus souvent par des baisses d’effectifs dans la fonction publique, par des diminutions de dotations dans le secteur social et la santé notamment, par de moindres crédits dans des secteurs pourtant importants pour l’avenir comme la recherche ou la lutte contre les conséquences du réchauffement climatique. Malgré une trêve prolongée par Trump, la guerre peut repartir à nouveau. Il apparaît d’ores et déjà que, malgré la disparition d’un certain nombre de ses responsables, le régime iranien sort plutôt renforcé après plus de 55 jours de conflit.

Même si les menaces de Trump sur les infrastructures énergétiques de l’Iran ne se confirment pas, c’est la population iranienne qui en subit les conséquences, au même titre que la population libanaise dans l’autre conflit entre Israel et le Hezbollah. La reprise des combats pourrait être encore plus dramatique pour l’ensemble des populations du golfe, notamment si les usines de dessalement d’eau étaient visées.

Oubliant ses promesses électorales, Trump s’est manifestement lancé dans cette guerre en croyant remporter une victoire rapide, ce qui est loin d’être le cas. Nul ne sait si ce conflit va se dénouer rapidement ou si la folie des uns et des autres va aboutir à quelque chose de plus dangereux encore. (.../...)

Pendant ce temps, en France, alors que les élections municipales sont passées, c’est la présidentielle de 2027 qui occupe tous les esprits. A droite et à gauche les candidatures réelles ou supposées se multiplient tandis Bardella et Le Pen se tiennent prêts pour le RN.

Plutôt que la recherche d’un homme ou d’une femme providentielle, il serait pourtant temps que la gauche s’attelle à l’élaboration d’un projet susceptible de rassembler un maximum d’électeurs pour faire face au risque d’une victoire du Rassemblement national. Cela semble la seule voie permettant de rendre crédible une candidature alors qu’aucune personnalité ne se détache et que les sondages aujourd’hui rendent très incertaine une victoire de la gauche.

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