

Selon le rapport sénatorial sur les aides publiques distribuées aux grandes entreprises sans contrepartie, ce qui choque le plus l’opinion, c’est que les entreprises qui ont perçu ces aides versent simultanément des dividendes.
Auchan : PSE annoncé concernant 2384 salariés, 636 millions d’euros d’aides fiscales et 1,3 milliard d’euros d’allègements de cotisations sociales.
Michelin : PSE concernant 1254 salariés, 32,4 millions d’exonérations de cotisations sociales et 40,4 millions d’euros de crédit d’impôt recherche (CIR), mais 1,4 milliard d’euros de dividendes versés aux actionnaires.
ArcelorMittal : PSE pour 600 salariés, 298 millions d’euros d’aides 41 millions d’euros d’allègements de cotisations sociales et 40 millions d’euros de CIR mais 200 millions d’euros de dividendes chaque année depuis dix ans au niveau mondial, alors qu’il a bénéficié en 2023 en France de, dont 195 millions d’euros en raison du prix de l’énergie,
STMicroelectronics, fabricant de semi-conducteurs franco-italien, plan de départs « volontaires » sur trois ans concernant 1 000 salariés, 487 millions d’euros d’aides (dont 334 millions d’euros de subventions, 119 millions d’euros de crédit d’impôt recherche et 34 millions d’euros de remboursements ou allègements de cotisations), mais 212 millions d’euros de dividendes.
LVMH : décision de supprimer 1 200 postes, et non remplacements des départs à la retraite dans sa filiale Moët Hennessy, 275 millions d’euros d’aides publiques, mais 20% de la valeur ajoutée du groupe (37 milliards d’euros) affectés aux dividendes en 2024.