Journal RESO n° 256
Mars 2026
Mis en ligne le 20 mars 2026

Au sommaire ce mois-ci :

p.1 : L’édito / p.2 : Tribune : Ne laissons pas l’extrême droite décider de l’avenir de nos territoires / p.3 à 6 : Place au débat : L’autonomie au grand âge / p.6 : Brèves sociales : Assurance-chômage ; Pas d’impôts pour les riches ; La Poste ferme ses bureaux / p.7 : Actu sociale : Morts au travail ; Aides publiques sans contrepartie / p.8 : Coup de gueule : Non à la liquidation de l’INC ! Non à la privatisation de 60 Millions de Consommateurs !

L’édito de Pierre KERDRAON

Depuis bientôt trois semaines les chaînes d’info continue évoquent en permanence la guerre au Moyen-Orient et ses conséquences économiques. On ne parle qu’incidemment du bilan humain et des populations tuées ou déplacées. Malgré quelques débats, les élections municipales sont largement passées à la trappe. C’est peut-être en partie au moins ce qui explique la participation en baisse par rapport aux scrutins précédents, celui de 2020 étant particulier à cause du covid. On ne peut que le regretter alors que le rôle des élus locaux est d’autant plus important qu’ils doivent gérer de plus en plus de problèmes quotidiens.

Que dire de ce premier tour ? D’abord, comme on pouvait s’y attendre, une claque pour le camp macroniste qui ne parvient à tirer son épingle du jeu que là où il avait des élus solidement implantés. Même si beaucoup de candidats non encartés ou se réclamant du centre ont été élus la droite n’enregistre pas de gains importants. Mais le bilan ne sera pas le même selon le résultat des élections à Paris et à Lyon. L’extrême-droite engrange des succès mais surtout dans les villes moyennes. Bien sûr, là aussi, le bilan ne sera pas le même selon le résultat de Marseille ou de Toulon. Les écologistes suivront attentivement le résultat à Strasbourg, à Bordeaux et à Lyon mais la question environnementale a peu mobilisé les électeurs.

A gauche, si beaucoup de maires socialistes et communistes ont été réélus, ce qui domine surtout c’est le score de LFI dans les zones urbaines alors que jusque-là elle s’intéressait peu aux élections locales. (.../...)

Derrière les étiquettes, ce qui importe pour les citoyens c’est la politique qui sera menée ou non en leur faveur. On le sait, dans les villes gérées par le RN les associations qui soutiennent les plus pauvres et les immigrés voient souvent réduire leurs dotations de même que les services publics locaux.

Des âpres débats auront sans doute lieu concernant la sécurité entre les partisans de la vidéosurveillance souvent classés à droite et ceux qui souhaitent une police de proximité au plus près de la population.

Investir dans la prévention comme le réclame la gauche est moins voyant mais souvent plus efficace que de multiplier les caméras. Au fil des mois, on verra si la démocratie a fait des progrès après ces élections ou si au contraire une fois le vote terminé, les citoyens sont largement écartés des décisions qui les concernent.

A un an des présidentielles il serait prématuré de voir dans le résultat de ces élections une projection de ce qui pourrait se passer au mois d’avril 2027. Une chose est sûre : se battre pour plus de justice sociale est plus que jamais nécessaire.

Documents joints
Journal RESO n° 256 - Mars 2026
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