

Groenland
Les caméras du monde entier sont braquées sur une bicoque rouge cernée par la neige, à Nuuk. Chaque jour, Jens Kjeldsen se lève aux aurores pour manifester une heure durant devant ce consulat américain, drapeaux du Groenland, du Danemark et des îles Féroé en main. « Une bonne fois pour toutes : nous voulons rester libres ! » répète le Nuukois aux journalistes. Arborant une couronne de fleurs rouge écarlate, Aviaq Brandt, productrice de la célèbre série danoise sur le pouvoir, « Borgen » l’a rejoint dans la protestation.
Qu’importent les températures glaciales ou le blizzard, ils viennent quotidiennement exprimer leur mécontentement au pied de la cabane diplomatique, au sein de laquelle personne ne daigne leur répondre.
Ils ne font que représenter que les 56 000 habitants du Groenland, qui, dans les plus grandes manifestations connues sur cette ile autonome, dans le froid de Nuuk se retrouvent aux cotés de la marée humaine qui a aussi défilé à Copenhague pour rappeler que le Groenland n’est pas à vendre.
Après le forum de Davos, l’inquiétude subsiste car si Trump a reculé sur les taxes douanières, personne ne connait l’accord entre ce dernier et l’Otan. Même le premier ministre danois, Jens-Frederik Nielsen, a admis qu’il ne savait pas lui-même ce que pourrait contenir ce deal