

Au sommaire ce mois-ci :
p.1 : L’édito / p.2 : International : Groenland ; Rojava ; Venezuela / p.3 à 6 : Place au débat : Actifs et dettes / p.6 : Brèves sociales : Auchan, Locapharm, Transition énergétique, Michelin / p.7 : Libres propos : politique économique de la Chine / p.8 : Coup de gueule : politique énergétique et volonté politique
L’édito de Pierre KERDRAON
En ce mois de janvier permettez-moi d’abord de souhaiter à chacune et chacun d’entre vous une excellente année 2026 avec surtout beaucoup de santé car d’une bonne santé découle tout le reste. Après l’année 2025 marquée par une grande instabilité politique qu’en sera-t-il cette année ?
Malgré l’accouchement au forceps d’un budget à coup de 49-3 l’hypothèse d’une dissolution avant la présidentielle n’est pas écartée. Ce budget reste un mauvais budget dans la droite ligne de la politique suivie depuis 2017. A travers Lecornu Macron persiste à gouverner sans tenir compte du résultat des législatives de 2024. En cas de dissolution les sondages placent le RN en tête mais ce serait prendre le risque de remplacer la macronie par un programme économique tout aussi libéral, des moyens en moins pour les associations d’aide aux plus défavorisés, des coupes encore plus sévères pour les dotations aux collectivités locales et pour les services publics.
Un peu plus d’un an nous sépare de la prochaine élection présidentielle. C’est tout à la fois court et assez lointain pour que la gauche se donne les moyens de proposer au pays un programme conforme à ce qu’il attend, axé sur l’amélioration du niveau de vie, l’emploi, la justice sociale sans sacrifier à la sécurité. Face à la délinquance dans les quartiers, nos compatriotes mettent en avant leur besoin de sécurité, thème cher à la droite et à l’extrême-droite. Ils n’entendent pas pour autant abandonner leur demande de justice sociale que seule la gauche est capable de satisfaire. A la gauche de montrer qu’elle est prête à répondre aux deux exigences. (.../...)
Cela dans un contexte où sur le plan international la situation apparaît toujours plus dangereuse. Depuis sa réélection il y a un an Trump multiplie les actes criminels. Enlèvement de Maduro et de son épouse pour s’emparer des richesses minières du Vénézuéla, menaces sur Cuba, la Colombie et le Mexique, illisibilité de sa politique en Ukraine, droits de douane insensés à l’encontre d’une bonne partie de la planète, menace sur le Groenland au nom d’un impérialisme qui se cache de moins en moins, remise en cause des programmes d’aides internationales notamment en matière de santé et politique anti-science qui menace aussi bien la recherche que la protection sanitaire des américains eux-mêmes.
Nul doute que son passage à la Maison Blanche laissera des traces indélébiles dont on ne mesure pas encore toutes les conséquences. Pendant ce temps malgré l’opposition de la France, le traité Mercosur a été signé par Ursula Van der Leyen. Peu lui importe si cet accord met en danger l’agriculture de plusieurs pays européens dont la France. Les volte-face de Macron sur cet accord n’ont pas permis à notre pays de pouvoir peser suffisamment pour faire valoir son point de vue.