

Il y a quelques jours on apprenait que le gouvernement avait transposé en catimini au mois de septembre une directive européenne sur les découverts bancaires applicable à compter du 20 novembre 2026.
Rappelons tout d’abord que cette directive a été approuvée par la totalité des députés européens français.
De quoi s’agit-il ? L’objectif affiché est de mieux encadrer la pratique des autorisations de découverts par les banques, d’une part en faisant une distinction entre les découverts de moins de 200 euros et les autres et, d’autre part, en rapprochant le régime des découverts de celui des crédits à la consommation. Ainsi pour délivrer une autorisation de découvert la banque devra vérifier la solvabilité de son client. Ceci pour éviter les situations de surendettement. Toutefois, cet objectif qui semble a priori vertueux, cache en vérité une autre réalité : les découverts coûtent cher aux banques. Du coup, elles ont ainsi trouver le moyen de réduire insidieusement le volume des découverts accordés.
Soyons clairs en effet : beaucoup de nos compatriotes notamment dans les grandes villes dépassent largement le taux d’endettement de 35% au-delà duquel un crédit peut être refusé, notamment du fait des loyers et autres charges comme les transports. Du coup, le risque est grand qu’une partie de la population ne puisse plus obtenir une autorisation de découvert alors même qu’un tiers des Français y a recours tous les mois. Même si la pratique actuelle des découverts autorisés est loin d’être parfaite on comprend mieux pourquoi les députés de gauche se sont dressés contre l’application de cette directive.