

Les associations sont un acteur majeur de la solidarité dans notre pays. On le voit particulièrement dans le secteur de l’action sociale (défavorisés, réinsertion, aide alimentaire, aide aux devoirs, aide aux seniors…). Elles ont également un rôle essentiel dans le « vivre ensemble » avec leur présence essentielle dans les domaines culturel et sportif. Comment nos millions de clubs de sports pourraient-ils exister sans les milliers de bénévoles qui les animent ? Combien d’enfants peuvent ainsi bénéficier d’aide péri-scolaire qu’ils ne peuvent recevoir des parents ?
Mais les gouvernements macronistes qui se succèdent n’ont que faire de ce rôle primordial qu’elles assument. Rien à faire non plus des presque 2 millions de salariés (pour une partie en réinsertion) qui assistent les 16 millions de bénévoles engagés dans une citoyenneté active auprès de leurs concitoyens. Cette réalité, Macron et les siens ne l’ignorent pas : ils s’en moquent. Depuis plusieurs années, ils s’acharnent à « économiser » sur le dos des plus faibles. Bien évidemment les associations ont été leur cible. Les baisses de subventions ont pris une telle ampleur que les associations sont toutes aujourd’hui dans une grande difficulté budgétaire. Asphyxiées par cette austérité décrétée, elles sont incapables de payer les salaires et doivent licencier en masse.
Le projet de budget 2026 amplifie cette catastrophe : 45% des subventions sont à la baisse. Rappelons que si le budget cumulé du secteur associatif -qui représente 10% des emplois privés- est de 124 milliards d’€, 70% des associations n’ont pas ou peu de fonds propres. Résultat : 40% vont licencier ou envisagent de le faire et 30% vont réduire leurs activités… ou en annuler. A ces baisses de subventions s’ajoute la suppression des emplois aidés -encore par mesure d’économie !- dont le secteur était grand consommateur (la moitié des associations y faisaient appel).
Les services publics ayant été depuis une trentaine d’années sacrifiés sur l’autel de la « rigueur », les associations avaient pris le relais et limité l’impact de l’austérité décrétée sur les franges défavorisées de la société ; elles avaient participé à maintenir du lien social. Pour cela elles étaient souvent mandatées par les collectivités locales qui ne trouvaient plus, en leur sein, le personnel nécessaire. Sur cet angle encore, les évolutions gouvernementales ont été nuisibles, tant au secteur associatif qu’aux publics en besoin : la généralisation des appels d’offre et des appels à projet les mettent en situation de concurrence et les acculent à « dégraisser » pour être « compétitif ». Compétition dans ce secteur ! Absurdité… sauf pour le libéralisme qui marchandise tout au nom du profit.